CEYSSON & BENETIERE

Relations presse et public - Luxembourg : ART_is(t) services | Services for Creatives 

 

EXPOSITIONS

Roland Quetsch, Dear-Lucio,dear-Henri,dear-Gordon, 2019, Wood, steel, canvas fabric, carbon fiber, glass fiber, epoxy resin, posedon metal brackets 

ROLAND QUETSCH, CHRISTIAN FLOQUET, guest JIM PEIFFER - 28 SEPTEMBRE - 23 NOVEMBRE 2019

Les travaux récents de Roland Quetsch. Sortant des carcans de la peinture traditionnelle qui veut une peinture montée sur chassis régulier et au-delà des présentations dites classiques que nous pourrions retrouver dans la peinture de l’artiste, l’artiste offre une exposition plurielle livrée à d’autres interrogations de présentation. Par la superposition, la visibilité assumée et revendiquée du chassis, la destruction, la finition de sa peinture, Roland Quetsch va encore une fois nous dérouter par la présentation d’œuvres de très grands formats pensées par séquences démontées, malmenées, unies, et déployées.

Dans les peintures récentes de Christian Floquet on retrouve des couleurs utilisées directement du tube, sans mélange postérieur à celui du fabricant. Une facture appliquée de la manière la plus anonyme qui soit, un travail de recherche sur papiers millimétrés des compositions et des couleurs, une utilisation systématique de l’angle droit et de la diagonale, excluant la courbe sont les dénominateurs communs de l’ensemble de son travail depuis la fin des années 1980.

 

En special guest, la galerie accueillera cette année Jim Peiffer, jeune artiste qui ne se contente pas de répéter inlassablement ses motifs de prédilection inspirés de Bosch, les Surréalistes, les artistes de la mouvance de Basquiat, les architectures structurées, les paysages quasi chiriciens. Il sait les délaisser et se hasarder hors des heureuses précisions de son dessin tel que ses œuvres vont le montrer dans cet Interlude de peintures, sculptures et dessins.

PATRICK SAYTOUR, « Je ne jette rien… » - 28 SEPTEMBRE - 23 NOVEMBRE 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis ses premières expériences de pliage vers le milieu des années 60, jusqu’à la « mise en morceaux » non seulement du tableau en soi, mais aussi de son iconographie, Patrick Saytour est resté fidèle aux prémisses plastiques qu’il a élaborées, entre autres parmi les fondateurs du groupe Supports/Surfaces. Depuis lors, Saytour a composée une œuvre polymorphe qui se distingue, entre autres, par son choix des matériaux qui distinguent son travail. Des matériaux qui nous sont familiers, omniprésents dans notre quotidien. Des matériaux qu’il qualifie volontiers de « populaires » et qui sont accompagnés par toute une série d’objets de « récupération ». Cette notion de matériaux de « complément » se retrouve dans les « contre-formes » de découpage que Patrick Saytour a utilisées et recomposées depuis le début des années 70. L’idée que, non seulement rien ne se perd, mais que ce que l’on considère normalement comme simples chutes d’un travail soit remis au centre de la création est essentielle pour comprendre l’œuvre de Saytour.

Patrick Saytour, 2011, Dépliant Acrylic on folding meter

Bernar Venet, Acute Angles - Disorder, 2019, pastel à l'huile et collage sur papier

BERNAR VENET - 25 MAI -27 JUILLET 2019

A l’occasion de la parution de la monographie consacrée aux dessins de Bernar Venet aux éditions IAC, la plus complète jamais publiée sur le sujet accompagnée d’un texte de Bernard Ceysson, la galerie Ceysson Bénétière présente à Luxembourg à partir du 25 mai 2019 une exposition regroupant dessins et sculptures. Les séries de Lignes Indéterminées, Arcs et Angles y seront présentées mettant en relation les « objets » et leur représentation à la manière de ce que Venet avait montré à la galerie Castelli à la fin des années 1980.   L’originalité de la pratique de Venet en rapport de la tradition de l’esquisse consiste à offrir des travaux aboutis d’après le modèle réalisé. Le premier exemple en est le dessin du tube exposé au musée de Céret à l’été 1966 dans l’exposition « Impact » de Jacques Lepage. Elle mène Venet à sa période conceptuelle caractérisée par une présentation des informations au lieu de leur matérialisation. Elle réapparait à la fin des années 1970 à la faveur des peintures sur châssis formés, puis des reliefs, et enfin des sculptures au début des années 1980. Elle procède d’une volonté de documentation qui accompagne les mouvements de l’art minimal, de l’art conceptuel et du land art dans lesquels se mêlent représentations graphiques, plans et photographies. La mise en relation qui est offerte à la galerie Ceysson et Bénétière permet de souligner ce procédé à la lumière des nouveaux reliefs et sculptures qui seront exposés dans la galerie aux côtés des dessins récents. 

LIONEL SABATTÉ, MORPHÈMES  23 FEVRIER - 27 AVRIL 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est à la Réunion que Lionel Sabatté a vécu de ses 10 à 20 ans. Même s’il faut parfois s’écarter de la dimension biographique d’un créateur, dans ce cas, ce n’est pas un écueil de s’y pencher pour éclairer son œuvre. La Réunion donc, où un volcan, Le Piton des Neiges, est né il y a cinq millions d’année. A cela s’ajoute des rituels tamouls qu’il a vus enfant, pendant lesquels il faut traverser le feu. Lentement, les pieds traversent la chaleur. Assurément, ces images et les éruptions du volcan ont eu une influence sur l’expression plastique de l’artiste. Rouge vif, jaune franc, noir profond. Les couleurs jaillissent, sortent de la toile comme la lave sort de la terre. La terre, et son état gazeux sont ainsi une des explorations de Lionel Sabatté. Tellurique, volcanique et sanguin, donc, ainsi s’expriment ses toiles. Des toiles qui furent d’abord peintes à l’acrylique. Et ce n’est pas un hasard qu’il se tourne à ses débuts vers cette chimie car c’est un dérivé du pétrole, une matière qui contient des organismes morts il y a des millions d’années. L’artiste par ce medium forge en sourdine un hommage aux formes de vie ancestrales. Puis, l’échelle a changé, les états de la vie convoqués ont évolué. Le monde sous-marin l’a pour un temps passionné et a nourri son travail. A l’époque, c’est à l’Aquarium de Paris qu’il expose ses créatures d’un autre temps. L’exposition s’intitulait La fabrique des profondeurs. Profondeurs abyssales qui donnèrent le ton à une série consacrée à l’apparition de la vie et à des créatures réalisées à partir de poussière. Une poussière récupérée au métro Châtelet, fruit des frôlements entre les hommes. Les restes de vie laissés par le passage d’inconnus, d’êtres humains. Du reste, toutes les créations de Lionel Sabatté parlent de l’apparition de la vie et de l’exploration de ses différents états.

Lionel Sabatté, 2017, Bonzaï des îles 1, Cement, bazai, nails and dead-skin

Robert Brandy, Ancestor of future,2018

 © Studio Rémi Villaggi 

ROBERT BRANDY, ANCESTOR OF FUTURE- 24 NOVEMBRE 2018 - 02 FÉVRIER 2019

 


On a beaucoup discuté, au sujet des premières œuvres marquantes de Robert Brandy, de l’influence de Supports-Surfaces, de Robert Rauschenberg, voire, dans l’hommage rendu, des fins de la peinture selon Cézanne. La présente exposition qui conjugue toiles monumentales, boîtes, encres de Chine et œuvres de petit format, miniatures emblématiques de l’œuvre dans son ensemble, permet de se faire une idée de ces influences, mais surtout d’examiner leurs profondes différences : elles distinguent une peinture originale, remarquable par sa cohérence et ce qu’il faut bien appeler son esthétique. Des années 1970 aux plus récentes réalisations, se sont moins succédé des périodes (blanche, noire, de « filiation cézanienne », pour reprendre les termes de Bernard Ceysson), que se sont développées des variables, avec leurs progrès et leurs repentirs, dans l’exploration ininterrompue d’une même intuition de soi et du monde. Aussi parler d’art abstrait ne rend-il pas tout à fait compte de la complexité d’une telle recherche, quand Robert Brandy précise qu’il vient du paysage, qu’il s’est d’abord situé par rapport à cette question. Maurice Merleau-Ponty pourrait ici servir de guide : « Le paysage, écrit-il, se pense en moi, et je suis sa conscience. » La conscience ainsi définie est un « pli » dans le paysage, a fortiori dans le tissu du monde. Merleau-Ponty l’appelle un « chiasme », un entrecroisement ou un entrelacs, où participent d’une même « chair », dans une indissoluble osmose, et la conscience et le monde. Robert Brandy reformule à sa manière cet accident du « pli » : « Je ne peins pas la ligne, mais le sentiment de la ligne ». Il en découle un ensemble de caractéristiques et d’opérations. Le battement émotif, presque lyrique, du geste et de la couleur, la mise en place de polarités qui font proprement événement sur la surface peinte, l’attention accordée à la texture du subjectile et les effets de réel obtenus par le collage, la greffe d’objets ou l’exposition du châssis. La gestuelle « épuise » la couleur qui, saturée, dégorge son trop-plein de coulures, les polarités (haut et bas, axes convergents et divergents, géométrie ou éléments d’architecture et frottis en apparence aléatoires) accentuent le chiasme entre ce qu’investit le peintre et ce que commande la toile. On a ainsi une peinture en situation et en mouvement, à la fois éphéméride des humeurs de l’artiste et dépôt de savoir et de technique comme dirait Denis Roche. Si peindre consacre la gestuelle et le moment propitiatoire de son essor, le tableau en conserve la dramaturgie. Baroque dans sa réalisation, il est mémoriel et commémoratif dans ses attendus. « Il me semble, remarque Robert Brandy, qu’il y a dessous une présence… On dirait que, derrière la peinture, c’est-à-dire dessous, il y a une mémoire de la peinture. » Humeurs, vitesse d’exécution, commotion gestuelle et colorée, mémoire sous-jacente, révèlent le monde dans ses sédiments et son étrange présence. La peinture en achève pour ainsi dire l’épiphanie de même qu’elle en concrétise l’archivage. C’est sans doute par-là qu’elle est une gageure : l’espace, où s’entrecroisent le moi et le monde, relève d’un exercice et d’une appropriation du temps. Ce temps ramassé dans l’instant est l’intuition d’un autre temps, d’un temps débordé. Gasquet, que cite Merleau-Ponty, interprète la démarche de Cézanne : « Il y a une minute du monde qui passe, il faut la peindre dans sa réalité. » Ce commentaire pourrait s’appliquer à la peinture de Robert Brandy, si tant est qu’elle signifie, parce qu’elle n’est jamais acquise, l’invention d’un moi toujours recommencée. 
« Dès le premier coup de pinceau, déclare Marc Devade, il y a présence d’une chose nommable ; la difficulté est de réaliser une œuvre faite de coups de pinceau avant la nomination. » Se maintenir en quelque sorte sur le fil du rasoir, avant que tout ne se réifie et ne s’effondre dans le discours, ordonne une étroite convenance entre intelligence intuitive et science du coup de pinceau. C’est l’impeccable combinaison qu’en offre l’œuvre de Robert Brandy. 

Jean Sorrente, juillet 2018.
 

MARKUS BACHER | RONALD OPHIUS | guest Francoise Ley -  22 SEPTEMBRE - 10 NOVEMBRE 2019

L’art de Markus Bacher, comme celui de nombre d’artistes autrichiens contemporains est comme nourri, imprégné, de ce syncrétisme romantique, dont Klimt, en le régulant, dans une géométrisation de mosaïste portant à son climax l’intensité expressive de la couleur, a réussi, sans le vouloir, à mixer l’art de Matisse et de Kandinsky avec la mosaïque byzantine.

Markus Bacher, Morricone 2019-2016

acrylique sur toile

Galerie Ceysson & Bénétière - 10 ANS  2 JUIN - 4 AOUT 2018

 

Qui aurait cru, il a dix ans, lorsque Bernard Ceysson et ses associés ouvrirent à Luxembourg une première galerie au Grand-Duché, après celles de Saint-Étienne, Paris et Genève, que celle-ci allait devenir le vaisseau amiral de l'entreprise? Dorénavant installé à Koerich, à proximité de la frontière belge, le lieu, avec ses 1.200 m² de surface d'exposition et les immenses murs blancs qui en sont le corollaire, a permis à la galerie de franchir une étape dans son mode de fonctionnement.

La dimension muséale du bâtiment vient en effet compléter l'offre programmatique des autres adresses, tout en réaffirmant une stratégie géographique mixant implantations périphériques (Saint-Etienne, Luxembourg, Genève) par rapport aux grands centres d'art que sont Paris ou plus récemment New York où la galerie est aussi active.

Ce modèle unique en son genre permet d'accroître la (re)connaissance d'artistes français, tout en s'ouvrant largement à l'international avec la scène nord-américaine notamment. 

On se souvient encore de la première exposition de Claude Viallat dans un local voisin mais déjà hors norme pour une galerie européenne, de quoi donner libre cours à l'ambition des fondateurs du lieu et aux souhaits des artistes. Outre Viallat, que l'on revit dans un dialogue pour le moins surprenant avec Messagier deux ans plus tard, on se remémorera les ensembles à caractère rétrospectif de Bernar Venet, Louis Cane, No!el Dolla, Erik Dietman et tout récemment Bernard Pagès, sans oublier les oeuvres inédites d'un artiste presque oublié en Europe francophone, Ulrich Ruckriem. Cette présence du sculpteur allemand constitute une des suites de ces grandes expositions thématiques de type muséal que permettent également ce type d'espace. On pense bien entendu à "Sculptures, Matières, Matériaux, Textures" (Foetz, 2016) consacrée aux oeuvres tridimensionnelles ou à son pendant pictural "Diverses sont les lignes de la vie... Hölderlin" (Wandhaff, 2016). Figures historiques et artistes d'une plus jeune génération étaient confrontés dans une ébouriffante exposition collective dans le premier cas, par une stimulante juxtaposition de courts ensembles monographiques dans le second. 

L'autre grand axe de la programmation rendu possible par cet espace industriel est le cycle d'expositions consacrées à la jeune scène américaine sous le titre "Feed the Meter". Les deux premières éditions (en 2015 et 2017) ont manifesté une fois de plus l'importance apportée par la galerie aux concepts de peinture et de sculpture et à la part déterminante que constituent la matière et la couleur dans l'art contemporain des deux côtés de l'Atlantique. Ce cycle a en effet aussi pour ambition de montrer la jeune peinture américaine en Europe, dans la volonté d'explorer les liens ténus ou manifestes entre les artistes fondateurs de Supports-Surfaces et une nouvelle génération, pour laquelle la dimension picturale reste primordiale.

Que plus d'une trentaine d'artistes soit invitée à l'actuelle exposition des dix ans, démontre également la richesse et l'éclectisme de la programmation de la galerie située à Luxembourg-Ville pendant denombreuses années. Plusieurs artistes issus de la scène luxembourgeoise y furent exposés, comme d'autres dont les chemins divergèrent depuis, mais que l'on retrouvera pour cet événement. C'est cet insatiable appétit de découvertes et de confirmations - que la nouvelle génération à la tête de l'entreprise ne renie pas - allié à une connaissance approfondie et critique de l'histoire de l'art qui font de cette galerie, etplus particulièrement de son site luxembourgeois, une adresse hors norme.

Alexander Nolan, Woman in Gondola,

EXP, 2018, Huile sur toile

DENIS CASTELLAS, JOE FYFE, SHERMAN SAM 13 JANVIER - 03 MARS 2018

La Galerie Ceysson Bénétière entame 2018 non pas avec une - mais trois ! - expositions individuelles.

Tout d’abord, les travaux récents de Denis Castellas. Les peintures présentées à la Galerie trouvent une origine commune dans la référence au paysage. Cette idée de paysage a été abordée dans les années’80 dans une forme qui n’était pas celle du tableau mais celle de l’objet. Plus insistant ces dernières années, le retour au paysage ne s’inscrit pas pour autant dans une tradition que dans une logique de cheminement artistique qui tient de la succession de hasards et d’incidents de sa pratique. Il s’agit souvent d'un parcours entre des images, leur effacement et leur transformation. À côté de l’affirmation d'un geste, on peut parler d'un art de l'allusion, de l'ellipse, voire de la révélation, ce qui lui a valu parfois, et à tort, une qualification de fragile. Rien de fragile pourtant mais l’affirmation de l'art comme -encore- une aventure, au-delà des doutes nécessaires à toute affirmation.

En résonance, les travaux récents de Joe Fyfe, artiste américain qui expose ses œuvres dans le monde entier depuis le début des années 80. L’artiste qui propose des matériaux « tels qu’ils les trouve » opère de même pour ses titres d’exposition « The sky eats up the trees » pour laquelle il proposera des formes alternatives de peintures réalisées à partir de drapeaux, d’imprimés peints ou de dos de panneaux en vinyle. Son art qui vise à « jeter un pont entre l’art et les choses » va au-delà du simple ordonnancement, chaque œuvre dégageant un magnétisme propre au travail de Fyfe. Egalement commissaire d’expositions et auteur (il signera notamment un article dans la prochaine publication sur l’artiste luxembourgeois Roland Quetsch), les écrits de Joe Fyfe sont parus, entre autres, dans Art in America, Artnet.com, Gay City News, Artcritical.com, Artforum, et BOMB. 

Tout comme Fyfe, Sherman Sam, artiste singapourien basé à Londres, travaille comme artiste et critique. Il a exposé ses toiles et ses dessins dans le monde entier et contribue régulièrement à Artforum, artforum.comocula.com et artcritical.com.  La galerie Ceysson & Bénétière est fière de pouvoir présenter la première exposition de Sherman Sam, artiste qui pratique un art qu’il dit « sans références et en quelque sorte improvisé ». Peinture comme dessins suivent un cheminement similaire : entre 15 à 20 œuvres en cours, certaines qui peuvent durer plusieurs années et qui sont le résultat d’un processus de recherche, d’expérimentation, d’erreurs et d’équilibre. Ses peintures et dessins sont conçus pour être observés et appréciés dans la durée. Ils sont souvent « comme des objets lents dans un monde rapide ».  

Vue d'exposition,

Galerie Ceysson & Bénétière

ERIK DIETMAN 17 JUIN - 29 JUILLET 2017

 

Erik Dietman a toujours été marginal, marginal et solitaire. Il n'a jamais aimé et encore moins appartenu à aucun groupe. Depuis sa plus tendre enfance, il sait qu'il est un artiste et que l'art sera sa vie. Cette exposition personnelle sera l’occasion de présenter des pièces rarement montrées jusqu’aujourd'hui : on remarquera notamment les œuvres en bronze tellement différentes que chacune d'elle semble disqualifier l'autre en tant que bronze. On y verra notamment le Proverbe turc, une installation environnementale de 40 paires de chaussures en bronze, reflète son mystère dans la patine chaude d'une couleur de cuir.

FEED THE METER vol.II  23 SEPTEMBRE - 16 DECEMBRE 2017

 

Suite au succès inattendu de l’exposition collective Supports/Surfaces présenté en 2014 par la Galerie Bernard Ceysson à la Galerie CANADA de New York, le premier volume de l’exposition Feed the Meter voit le jour l’année suivante. A l’instar de l’exposition américaine qui présentait cette « branche » disparue de la peinture et de la sculpture française, Feed the Meter vol.1 montrait la peinture américaine en Europe, permettant d’explorer les liens entre Supports/Surfaces et la création contemporaine. 

Revisitant l’énergie et les idées du projet initial, ce deuxième volume, tout aussi ambitieux, se veut une tentative pour définir un art engageant et ouvert sur une forme d’abstraction terrestre, mêlant concept et abstraction à part égale. A l’image des artistes de Supports Surface, le textile est au premier plan de la plupart des œuvres des artistes exposés dans Feed the Meter vol.2. 

Si la peinture est au cœur de cette exposition, une place spéciale est consacrée aux artistes en quête d’un espace hybride entre peinture et sculpture. 

Artistes :  Katherine Bernhardt, Steve DiBenedetto, Kimia Ferdowsi-Kline, Keltie Ferris, Jess Fuller, Nancy Haynes, James Hyde, Sadie Laska, Fabienne Lasserre, Stuart Lorimer, R.J Messineo, Adrianne Rubenstein, Scott Reeder, Leif Ritchey, Bill Saylor, Michelle Segre, Russell Tyler, Annette Wehrhahn, Wallace Whitney, Rachel Williams.

Russell Tyler, EXP, 2017, 152.4 x 193.04 cm,

Huile sur toile

Erik Dietman, Le proverbe turc, (3 exemplaires + 1EA),

1998, , 40 pairs de chaussures en bronze, 80 bougies, ©Rémi Villaggi

NOËL DOLLA - S.O.S. SUPPORTS OU SURFACES 08 AVRIL - 27 MAI 2017

 

L’exposition Noël Dolla à Wandhaff présente une sélection de peintures et de sculptures sur plus de quatre décennies depuis les S.O.S. de 2016-2017 jusqu’aux œuvres des années Supports/Surfaces. Il ne s’agit pas ici de faire une rétrospective encore moins de montrer une pièce de chaque période, mais au contraire de jouer de ruptures et de privilégier les moments d’articulation majeurs dans l’œuvre de Noël Dolla. Pour cela, les œuvres de grandes dimensions seront en regard de séries dont la surenchère de l’accrochage favorisera un dialogue sur la monumentalité.

Noël Dolla, SOS, 2016,

Acrylique et tarlatane sur toile, ,

60 x 60 cm © François Fernandez 

PIERRE BURAGLIO - ...LE MAINTENANT AVEC UN JADIS ET UN LENDEMAIN...      14 JANVIER - 25 MARS 2017

 

Dans un esprit similaire est à découvrir le travail de Pierre Buraglio et son attrait pour la maxime qui insuffle une justesse de compréhension à l’œuvre. Le titre de son exposition luxembourgeoise 1978-2016-…le maintenant avec un jadis et un lendemain  revêt ce caractère et rassemblera ainsi des œuvres s’étendant entre 1978 et 2016  : fenêtres, assemblages, imprimés, choses de périodes, familles d’œuvres mises ensemble pour mieux en percevoir le cheminement des gestes et assemblages à travers le temps. Le tout dans un registre de justesse et d’économie apporté tant aux œuvres qu’à leurs titres duquel émane une production mesurée et concentrée à sa plus parfaite expression.

Pierre Buraglio, Prosope pour Nicolas de Staël, 2016, Peinture sur planche récupérée, 85x158cm, © Alberto Ricci

Ulrich Rückriem, Bodenrelief, Schiefer,

Untitled, Ardoise,

peinture et dorure, 80 x 120 x 73 cm pièce,

2012, © Rémi Villaggi

ULRICH RÜCKRIEM  12 NOVEMBRE - 24 DÉCEMBRE 2016

Cette manifestation peut être considérée comme un événement car l’artiste se tenait depuis quelques années un peu en retrait de la scène artistique. Mais il n’en travaillait pas moins avec une opiniâtreté remarquable, s’adonnant sans relâche au dessin surtout, sans délaisser son œuvre sculptée qui a établi sa notoriété. Il fut perçu, dès la fin des années soixante, comme le sculpteur allemand capable d’adapter son savoir-faire et son métier de tailleur de pierre aux structurations minimalistes dont il articulait l’esthétique à la tradition artistique allemande. Il en a résulté une œuvre singulière, poétique, symbolique, ravivant paradoxalement dans ses blocs de pierre simplement épannelés, parfois en partie soigneusement polis, des sources romantiques imprévisibles pour les chantres de l’art minimal. Il s’imposait surtout comme le représentant d’une résistance à l’autorité et à l’emprise de Joseph Beuys.  

On prendra conscience de sa singularité dans l’exposition de Wandhaff où seront déployés ses dessins manifestations d’une syntaxe dont les paradigmes se déclinent à partir d’un système déterminé par une situation spécifique du jeu d’échecs et par la détermination des points d’attaque des blocs de pierre. 

Ulrich Rückriem est d’abord un artiste libre, ni vraiment conceptuel, ni tout à fait minimaliste, dépassant toutes les catégorisations hâtives. 

DIVERSES SONT LES LIGNES DE LA VIE … HÖLDERLIN 10 SEPTEMBRE - 29 OCTOBRE 2016

 

L’intitulé reprend une citation empruntée à  Hölderlin « Diverses sont les lignes de la vie comme sont les chemins, les contours des montagnes… » 

se déroulera dans l’espace désormais unique à Luxembourg de Wandhaff. 

Si quelques artistes de la galerie font partie de cette grande exposition collective tels que Sarah Braman, Denis Castels, Franck Chalendard, Roland Quetsch ou Mitja Tusek, la présence d’oeuvres de Fernand Léger, Kurt Schwitters, Frank Stella, Frank Nitsche, Beat Streuli ou Florian Baudrexel - entre autres ! - laissent présager de la qualité du discours pictural et sculptural qui s’articulera - une fois n’est pas coutume - non pas autour d’une dénomination thématique précise. Pas de dénominateur commun mais une citation de laquelle émane une mélancolie existentielle, qui semble également jaillir de nombres d’oeuvres contemporaines, renvoyant à des interrogations qui semblent être au coeur même de la création.

Galerie Ceysson & Bénétière, © Rémi Villaggi

Vue d'exposition, Galerie Ceysson & Bénétière

SCULPTURES, MATIÈRES, MATÉRIAUX, TEXTURES... 10 SEPTEMBRE - 16 OCTOBRE 2016

 

L'exposition s’inscrit un lieu exceptionnel et temporaire de 2200 m2, situé à Foetz. Un espace monumental, un hall structuré d’acier et de béton culminant à 8 mètres de haut constitue une opportunité unique de présenter ses installations et sculptures autour du thème structurant « Sculptures, matières, matériaux, textures » 

Ici aussi, des artistes de la galerie - Sarah Braman, Daniel Dezeuze, François Morellet, Bernard Pages, Claude Viallat ou Bernar Venet - mais également des références de l’art contemporain - Carl André, François Arnal, Anthony Caro, César, Philippe King, Harald Klingelhöller, Sol Lewitt, Robert Morris, Ulrich Rückriem, Patrick Saytour, Michael Steiner ou Frank Stella entre autres - feront côtoyer leurs oeuvres dans un écrin des plus propices. 

  • Facebook - Black Circle
  • Instagram - Black Circle