THEATRE DU CENTAURE

Promotion spectacles : ART_is(t) services

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PIÈCES

COMPARUTION IMMEDIATE MARS 2018

Dominique Simonnot, journaliste à Libération puis au Canard Enchaîné, observe depuis plus de 12 ans les audiences de comparutions immédiates. Du Palais de Justice à la prison, Michel Didym et Bruno Ricci tracent un chemin en accolant ces chroniques à des textes d’écrivains amateurs sur qui le filet s’est fermé. Le tribunal est un théâtre où la parole est reine et c’est cette parole qui peut faire glisser d’un côté ou l’autre : la liberté sous le ciel ou la réclusion à l’ombre.

 

Faite au départ pour empêcher les prévenus de croupir en préventive, la comparution immédiate remplit-elle véritablement sa fonction ? Séances de comparution surchargées, manque de moyens humains et budgétaires : telle est la réalité de la justice aujourd’hui. Au matériel authentique des écrits de Dominique Simonnot s’ajoute le regard pertinent des prévenus, dont les textes sont un témoignage et non une dénonciation.

 

C’est de la confrontation de ces deux sources que naît toute la saveur d’un spectacle qui parle de cette frontière aussi mince qu’un papier à cigarette qui sépare la liberté (dehors) de l’enfermement (entre des murs). La question universelle de la faute et de son châtiment est ainsi posée sans grands mots, sans belles idées généreuses ou théoriques, mais avec acuité et, il faut bien le dire, un humour salvateur. Une mise en scène du directeur de la Manufacture de Nancy et une scénographie de David Brognon, un artiste plasticien luxembourgeois.

TIAMAT MARS 2018

Au lieu de passer son chemin, comme il le fait tous les soirs, quand il revient tard du travail, un homme pousse la porte d’un bistrot de quartier où il n’a jamais mis les pieds, bizarrement attiré par son enseigne – qui dépeint un lézard préhistorique. Il est le dernier client, mais demande qu’on lui serve encore un verre.

 

Aujourd’hui, il a conclu une affaire dont il n’est peut-être pas fier. Et comme s’il fallait absolument en comprendre tous les rouages, il se raconte, dans un déversement inattendu, et, de digression en digression, mais retrouvant toujours le fil de cette journée qu’il veut dire et taire en même temps, il raconte les habitudes qu’il a dans le quartier, le quotidien dans ce cabinet d’affaires dont il est un des associés, la vague tendresse qu’il éprouve pour sa femme et pour les bordels allemands, la tristesse de sa ville natale en Lorraine, son business au Luxembourg, son béguin pour Marie, la nouvelle recrue qui, un soir dans une boîte de nuit, lui attire un client convoitable. Ce client, dirigeant d’une entreprise d’entremise et d’acquisition de biens douteux, lui propose un deal : il a besoin de papiers d’identification pour une collection d’objets d’art antique du marché noir.

 

Parmi ces artefacts antiques, l’homme remarque une petite statuette. Celle-ci, immédiatement, l’obsède. Il ne parviendra pas à se libérer de son emprise…

RÉVOLTE JANVIER-FÉVRIER 2018

« Révolutionnez le langage. (Inversez-le) / Révolutionnez le monde. (Ne vous mariez pas.) / Révolutionnez le travail. (Pensez-le.) / Révolutionnez le corps. (Rendez-le sexuellement disponible tout le temps.) / Révolutionnez le monde. (Ne vous reproduisez pas.) »

 

Ces injonctions peuvent être chantées sur la mélodie de « God save the Queen » des Sex Pistols. La Royal Shakespeare Company a proposé de répondre à l’affirmation : « Les femmes bien élevées ne font pas l’histoire ». Cette phrase a mis en colère Alice Birch qui a alors plongé dans la littérature de contestation puis, en trois jours, a écrit ce texte-manifeste.

 

La pièce met en jeu les mécanismes d’oppression que subissent les femmes par la société et les hommes et invite à les déconstruire par le langage. C’est une bombe textuelle à fragmentation qui explose les codes établis. Tout y passe : politique, sexe, travail, enfantement. C’est drôle, trash, puissant, libérateur ! Comment inventer un nouveau monde sur les vestiges d’une si vieille oppression ? La réponse de Alice Birch : REVOLTE !

CASSÉ MAI 2017

Rémi de Vos ose le vaudeville sur les ravages du chômage, la délocalisation et le suicide. Il s’est librement inspiré des terribles vagues de suicides à France Telecom, dont le procès retentissant a débuté en juillet 2016. Cassé est centré sur le monde de l’entreprise, les techniques de management par le stress, le harcèlement moral, parfois sexuel.

Mais phénomène rare dans la dramaturgie française actuelle, le théâtre de Rémi De Vos, en prise avec une réalité sociale et politique, la passe au crible de l’humour, du comique et de l’absurde. Un comique consubstantiel à l’écriture qui s’octroie toutes les libertés, transgresse la ligne rouge de la bien-pensance, brise les tabous de l’idéologiquement correct, révèle l’absurdité des postures, des discours dominants et normatifs. Rémi De Vos casse nos idées convenues en nous confrontant aux questions graves, voire tragiques, de l’organisation oppressive du travail, du stress et du suicide lié au travail en les déportant vers le rire et la satire. Un théâtre qui dérange en opérant une formidable diversion dans notre système de valeurs, exposant la réalité crue et intolérable par l’humour.

DANS LES RAPIDES MARS 2017

Le Havre, 1978. Lise, Nina et Marie, sont trois jeunes filles qui s’ennuient : lycée, premières amours, aviron, le quotidien… En pleine crise d’adolescence, elles rejettent leurs parents et tentent tout à la fois de se fondre dans le moule en essayant d’être à part. Bref : trois adolescentes des plus normales qui cherchent à s’affranchir et à passer le cap des quinze ou seize ans. Un dimanche de pluie, elles font du stop et dans la R16 où elles s’engouffrent, surgit la voix de Debbie Harry, chanteuse de Blondie. Debbie, joyeuse et sexy. Debbie qui s’impose aux garçons de son groupe. Debbie qui va devenir leur modèle. Jusqu’au jour où Nina découvre la voix cristalline de Kate Bush qui, d’un coup de pied romantique et pop, vient fissurer le trio jusqu’ici soudé comme un roc…

Avec son style vif et piquant, Maylis de Kerangal injecte à son histoire une nostalgie euphorisante et sensible. Elle y clame la passion d’une époque, l’esprit d’une jeunesse désenchantée mais exubérante, la volonté de croire en ses rêves et de suivre son étoile. Au plateau, une comédienne au style « vintage », entourée de vinyles, d’une télé, de diapos et de photos, reconstitue les pérégrinations des jeunes femmes. Virevoltant d’un personnage à l’autre, d’une action à l’autre, elle alterne, dans un rythme effréné, narration et incarnation des protagonistes. Le spectateur rit, s’émeut, se souvient et se laisse entraîner dans les rapides du récit. Une immersion rock, ludique et touchante dans les entrailles de l’adolescence, période déterminante de la construction de l’être humain.

SÉISME JANVIER & FÉVRIER 2017

Séisme de Duncan Macmillan s’articule autour d’une question centrale : Face aux interrogations d’ordre général, comme la surpopulation, le réchauffement planétaire ou les problèmes environnementaux, est-ce bien raisonnable de faire un enfant?

Macmillan trace le portrait d’un couple qui tente de faire le choix entre une vie traditionnelle ou une vie plus alternative.

Musicien ou bureaucrate ? Ikea ou vide-grenier ? Enfants ou voyages exotiques ? Rester ensemble dans les moments difficiles ou voguer vers de nouvelles aventures ? En suivant ce couple sur plusieurs décennies, Séisme témoigne du sentiment récurrent de toute une génération, la génération Y : l’incertitude !

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